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Volcanisme
tertiaire à quaternaire récent
Au cœur du Hoggar, plusieurs phases d’activités volcaniques intra-plaques se succèdent entre 35 Ma (Eocène supérieur) et l’époque subactuelle.
Ce volcanisme débute par des basaltes recoupés de ring-complexes dans le district d’Anaef. Ces complexes varient en composition : gabbros, diorites, monzonites et syénites.
Une seconde phase volcanique (Miocène) très importante se situe dans le district d’Atakor et comporte deux périodes d’émission datées entre 20 Ma-12 Ma (équivalent du volcanisme miocène du Golfe de Bejaïa, sur la côte nord de l’Algérie) et 7 Ma-4 Ma. Elle comporte des basaltes dominants et des trachytes et phonolites moins abondants.
La dernière phase d’activité est postérieure à 3 Ma (Pliocène) et s’étend jusqu’au paléolithique et même probablement jusqu’à l’époque historique. Elle comprend surtout des basaltes alcalins (95%).
Ce volcanisme est interprété (Liégeois J.P. et al., 1998) comme la trace d’un panache mantellique, situé entre 20 et 70 km de profondeur, et dont la présence est suggérée par une anomalie gravimétrique, d’extension régionale, sous le Hoggar. Toutefois, les mesures de flux de chaleur montrent une anomalie thermique, plus au nord, sous le bassin du Sahara, et des anomalies plus ponctuelles sous le Hoggar ce qui cadrerait mieux avec un chapelet de petites intrusions mantelliques ; le mécanisme invoqué pour la genèse de ces magmas étant la délamination crustale le long des shear zones profondes réactivées postérieurement au Panafricain, suite à la convergence des plaques africaine et européenne.
Durant le tertiaire, une importante surrection du Hoggar (2000 à 3000 m) est marquée par la présence de lambeaux crétacé à plus de 2000 m d’altitude (Fabre J., 1976 ; Rognon P. et al., 1983)
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